Malgré une majorité de divorces conclus par consentement mutuel, de plus en plus d’enfants perdent le contact avec l’un de leurs parents après la séparation. Les moyens de se déchirer ne sont pas si nombreux : les procédures judiciaires les plus acharnées concernent des litiges relatifs à la résidence des enfants et à l’exercice de l’autorité parentale. Ces situations font l’objet depuis quelques années d’une préoccupation toute spéciale dans de nombreux pays occidentaux, du fait de leur nombre croissant et du coût social énorme que ce phénomène entraîne, en termes de prise en charge juridique, de soins médicaux, de comportements à risque, de délinquance et de chômage. Mais aussi et avant tout, de souffrance inutile infligée à tous, en particulier aux enfants que l’on dit vouloir protéger.